Produet e Breizh décroche le niveau 2 de la charte « Ya dar Brezhoneg »

Publiée le 20/12/2013
Le diplôme a été remis hier par Léna Louarn (présidente de l'Office de la langue bretonne et vice-présidente du conseil régional) à Jakez Bernard

LANGUE BRETONNE ET BUSINESS FONT BON MENAGE
(Le Télégramme du 19/12)

Produet e Breizh a décroché hier le niveau 2 de la charte « Ya dar Brezhoneg », dont le diplôme a été remis hier par Léna Louarn (présidente de l'Office de la langue bretonne et vice-présidente du conseil régional) à Jakez Bernard (président de Produit en Bretagne).

L'association Produit en Bretagne est là pour contribuer à dynamiser le business de ses entreprises membres. Elle est aussi impliquée dans le développement de la pratique de la langue bretonne. Parce que la langue et l'identité font bon ménage avec le commerce.

L'association est ainsi honorée pour les actions qu'elle a mises en place pour assurer la présence du breton dans son fonctionnement au quotidien : opérations publicitaires, réponses en breton aux interlocuteurs qui le souhaitent, papier à en-tête, cartes de visite, formation pour les salariés, logo bilingue...

         > Identité positive
Pourquoi cette implication de la valorisation commerciale dans le militantisme culturel régional ? « La langue bretonne est un facteur de développement économique », répond Jakez Bernard. « La langue, c'est la base d'une culture. »

Et de la culture à l'art de vivre, puis de l'art de vivre aux choix consuméristes, il n'y a que deux pas à franchir pour que les produits nés sur le territoire aient tout intérêt à revendiquer leur origine.

C'est le cas de ces étiquettes identifiées, de plus en plus nombreuses, où l'on peut lire en breton la marque, le slogan, ou même la liste d'ingrédients. « L'identité bretonne est considérée comme une identité positive par les consommateurs, c'est un plus de l'affirmer par la langue », soutient-il.

            > Séduction et fidélisation
Voilà pour la théorie. Et dans les faits ? « Le label breton affiché par la langue est toujours jugé favorablement », répond Malo Bouëssel du Bourg (directeur général de Produit en Bretagne). « Il n'y a pas eu d'étude scientifiquement menée sur cette question, mais tous les éléments que nous faisons remonter confirment que les clients apprécient. Beaucoup sont séduits, au pire quelques-uns peuvent être indifférents, mais il n'y a aucun effet négatif ».

Le directeur ajoute un argument massue en évoquant les 6 % de familles dont les enfants sont scolarisés en classe bilingue, et qui deviennent militants d'une boutique à la brittophilie affichée : « Pour un commerce, fidéliser 6 % de sa clientèle, c'est énorme ! »                        

             
  Malo Bouëssel du Bourg (Directeur de Produit en Bretagne)   et Jabez Bernard (Président de l'Association)